Attala Blog

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24
mar 2008
Pour en finir avec le chômage
Posté dans Non classé par attala à 12:14 | Pas de réponses »

Je suis contre le travail pour moi !

A l’A.N.P.E., ils m’ont dit de venir pour que je trouve du travail. Moi, je voulais pas y aller parce que je sais bien qu’ils en ont pas du travail et parce que je veux pas travailler. Je vois pas ce qu’il y a d’intéressant dans le travail. Se lever tôt pour un maigre salaire, faire des choses qu’on veut pas faire pour juste un SMIC, prendre le train et le métro tous les jours pour être actif, c’est pas une vie. Et puis, c’est fatigant le travail. Plusieurs heures par jour que ca fatigue. Je suis contre le travail pour moi. Je suis pas fait pour travailler. Je suis fait pour ne rien faire. Ca repose. Bon, je suis allé à l’A.N.P.E. pour pas qu’on remarque que je suis feignant.

Il y avait beaucoup de monde. Mais eux, ils en voulaient du travail même qu’ils avaient l’air malheureux sans. On aurait dit des gens qui vont voir le médecin pour qu’ils leur disent qu’ils n’ont pas le cancer. Et bien si, ils l’avaient le cancer parce que quand ils sortaient, ils avaient les yeux tristes comme quand on va mourir. Quant ca a été mon tour, j’étais pas malheureux. J’ai dit que je savais rien faire et qu’en plus j’étais un malade mental, c’est ce que disait la cotorep. Alors, ils m’ont pas gardé longtemps. J’avais pas le cancer, j’étais content. J’avais pas de travail non plus. J’ai été fêté ca dans un bar à boire des barons de bière. Il fallait tout de même que je revienne pour une conférence sur le travail. C’est vraiment une drôle d’idée, ça !  Parler de quelque chose qui n’existe pas. Faut vraiment rien avoir à faire !

C’était une grande salle. Y’avait plein de monde comme dans une conférence. Au bout d’une heure, on s’est assis. Tous des chômeurs qu’on était. Y’avait plusieurs intervenants qu’intervenaient dés que l’envie d’intervenir les prenait. Y’en a un qu’a dit qu’il fallait savoir ce qu’on voulait faire. Moi, je voulais vite m’en aller alors j’ai dit, en levant le doigt, qu’est ce qu’on fait quand on sait pas quoi faire ? Le monsieur, il a dit qu’il y avait bien une chose que je savais faire. J’ai dit non. Je voulais m’en aller. Alors, il y a un autre intervenant qu’est intervenu. Il m’a dit qu’il fallait passer des test et qu’après je saurais ce que je peux faire. Mais ce que je peux faire, ca correspond pas forcément avec ce que j’ai envie de faire, j’ai dit. Ils se sont énervés, les intervenants, et ont crié ensemble pour faire peur aux chômeurs : Vous voulez du travail oui ou non ?

Là, on aurait pu entendre voler un avion. Sauf que moi j’ai dit non, je veux pas travailler. Tout le monde m’a traité de fou. Bon, j’ai pensé, je vais enfin pouvoir partir. Et effectivement, je suis parti, délivré pour toujours du travail et de ses intervenants.

Mais, c’était pas vrai. Les intervenants, ils m’avaient remarqué, moi le roi des fainéants. Ils m’ont dit que si je faisais rien, ils en parleraient à la cotorep parce qu’ils avaient le bras long et la cotorep, elle me verserait plus mon allocation pour adulte handicapé. C’était du chantage honteux, ça !  Moi, un malade, me faire travailler, scandaleux c’était que j’ai dis aux intervenants. Ils en avaient rien à faire. Ils aiment bien donner du travail aux gens qu’en veulent pas. C’est comme ca que j’ai du travailler.


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